Le prix de la Glace (extrait)
- N.J. Lysk

- 12 juin 2025
- 10 min de lecture

Résumé :
Son équipe exige tout de lui – son corps n’est que le commencement.
Le hockey est tout ce que Kallen a toujours désiré, mais en tant qu’oméga, il sait que son rôle serait de maintenir la cohésion entre les membres de son équipe. Son corps leur appartiendra, sur la glace comme en dehors. C’est un prix qu’il est prêt à payer pour pouvoir jouer. Pourtant, lorsqu’il est enfin accepté dans une équipe professionnelle, toutes ses illusions à propos de l’esprit d’équipe volent en éclats.
Il désire toujours autant être sur la glace, au point d’accepter de rester, même en sachant qu’un jour, on lui demandera de se reproduire avec ses coéquipiers pour engendrer la nouvelle génération de joueurs. Peu importe ses efforts pour s’intégrer, il ne peut s’empêcher de rêver à autre chose… Quelque chose qu’un omega dans sa condition ne peut obtenir.
Un Alpha rien qu’à lui.
Il sait que s’il ouvre son cœur, il ne pourra plus faire ce qui est attendu de lui. Pourtant lorsqu’un élan de gentillesse se glisse au milieu de tout le chaos et la cruauté qui l’entourent, il ne se sent plus capable de se refuser cet accès au bonheur.
« Le prix de la Glace » est une dark romance dans le milieu du hockey, avec une fin heureuse garantie.
Trigger Warning/Spoilers :
- Esclavagisme sexuel déguisé en arrangement socialement accepté (ruts contractuels)
- 1 omega et une équipe de 13 Alphas
- Consentement douteux qui évolue en absence de consentement
- Somatisation menant à des troubles physiques graves
- Mention d’idées suicidaires
- Pas de mpreg dans cette histoire
- Fin heureuse
Remerciements :
Ce livre ne serait pas passé d’un simple roman porn à l’énorme monstre hors de contrôle qu’il est devenu sans le soutien que j’ai reçu pour mon roman précédent « Jumelé » sur Kickstarter. Donc, tout d’abord, merci à tous d’avoir permis ça ! Comme promis, près d’un an plus tard et dans un roman presque dix fois plus long, voici l’histoire de Kallen et son équipe.
Merci beaucoup à mes bêtas :
- Li Iacobacci, maître des incohérences.
- Gema Cela Rodriguez, meurtrière des fautes de frappe et des mots manquants.
- NJ Torrance, chasseur d’homophones.
- Et une mention spéciale pour tia Adriana, merci pour le soutien inconditionnel.
Prologue
Il soupira, laissant sa tête retombée contre les draps froissés, ses paupières papillonnant alors qu’une autre bouffée de chaleur implacable le plaqua contre le matelas. Cette dernière l’avait prise au dépourvu. C’était arrivé plus tôt que prévu, lui dérobant sa chance de jouer le match de ce soir. Il ne pouvait rien y faire. À ce moment précis, il ne pouvait même pas rassembler la volonté de s’en soucier. Un désir intense miroitait sous sa peau. Son corps obtenait ce qu’il voulait, rien d’autre n’avait d’importance.
— Il te suffit de jouir, grogna son capitaine.
Kallen sentit que ses coups de rein se firent de plus en plus brutaux avant que le sperme chaud de McKinley ne le remplisse, comme une marque. Il frissonna, submergé de sensations. Il glissa sa main entre leurs deux corps pour s’emparer de sa queue prise au piège, s’empoignant fermement avec une torsion du poignet. Le fait de jouir l’aida à peine à se calmer. Sa queue ne ramollirait probablement même pas avant le prochain round. L’Alpha plus âgé s’effondra sur lui, haletant contre sa gorge, sans toutefois se retirer.
Kallen ne fit pas le moindre commentaire à ce sujet. Différents Alphas avaient besoin de choses différentes lorsqu’ils l’aidaient au moment de ses chaleurs. D’autant plus qu’il aurait été égoïste de sa part de s’en plaindre, même s’il n’appréciait pas tout à fait l’incertitude de ne pas savoir si McKinley allait nouer en lui ou pas.
Aucun de ses coéquipiers ne passerait volontairement à l’acte, bien entendu. Un jour, on forcerait Kallen à s’allonger pour se reproduire, mais ce moment dépendrait de la responsabilité de la direction de l’équipe, et quiconque aurait un petit « accident » de nouage aurait énormément à payer. Et il pensait que les membres de l’équipe l’appréciaient suffisamment pour ne pas tenter le diable. Après tout, il était un garçon facile à vivre, et un assez bon joueur de hockey pour mériter d’être gardé. Il avait gagné sa place au sein de l’équipe sur la glace, même si la seule place qu’il pouvait gagner incluait aussi ce service rendu dans les vestiaires. Ils ne voudraient très certainement pas risquer de le perdre juste pour profiter de la sensation de pouvoir nouer en lui.
En tant qu’oméga dans une équipe professionnelle, il avait un rôle à jouer, mais sur la glace elle-même, il était comme n’importe quel autre joueur… tout ce qu’on attendait de lui, c’était qu’il marque autant que possible.
McKinley se retira, son sperme s’écoulant entre les cuisses de Kallen. Son capitaine lui tapota le genou en guise de remerciement avec l’une de ses grandes mains, lui murmurant quelques paroles d’approbation, mais il était trop perdu pour pouvoir les comprendre.
Les mains qui leur avaient permis de remporter la coupe il y a deux saisons, se rappela-t-il.
Après tout, ces mêmes mains étaient l’une des raisons pour lesquelles il avait espéré être choisi par les White Cats.
— Enfin, dit Yrovsky à sa gauche.
Kallen devait être vraiment perdu dans ses pensées parce que lorsque le défenseur s’approcha de lui et l’aida à se redresser, ses genoux faillirent lâcher. Ce dernier ricana, le saisissant par ses hanches pour frotter sa queue contre son cul. Mais il s’écarta suffisamment pour pouvoir s’asseoir sur le bord du lit par lui-même.
— Doucement, petit.
Il fut manipulé pour chevaucher l’Alpha, et son énorme queue obscène. Elle n’était pas seulement large, mais également très longue, avec un gland disproportionné. Kallen paraissait minuscule en comparaison, même assis sur les hanches de l’autre joueur, sa queue n’était rien en comparaison de celle d’Yrovsky. Son nouveau coéquipier ne s’était pas donné la peine de retirer ses vêtements, même s’il en avait eu le temps. Mais peut-être qu’il aimait ça, Kallen ne s’était jamais vraiment posé la question. Tout ce qu’il savait c’était qu’ils avaient été affectés pour le satisfaire pendant ses chaleurs, comme en guise d’accueil. Il avait déjà couché avec tout le monde au moins une fois depuis son intégration à l’équipe six mois auparavant.
Yrosky le poussa vers l’avant jusqu’à ce qu’il puisse embrasser son cou, inhaler son odeur et murmurer quelque chose de grossier à son oreille dans sa langue natale. Non pas que Kallen eut le temps de lui en demander la signification, parce qu’il le souleva pour le positionner sur sa queue. Le passage était favorisé par la semence de McKinley, et son orifice ne résista pas à l’intrusion. Son coéquipier ricana, heureux.
— Tu n’en as jamais pris une aussi grosse, pas vrai ?
— Je…
Kallen déglutit, serra les dents, soupira. Il descendit sur ce sexe aussi loin que possible, grognant face à cet écartèlement. Il n’avait probablement jamais pris quelqu’un d’aussi grand en lui auparavant, même en tenant compte des différences de taille quand il était plus jeune.
— Tu es un bon oméga, tu peux y arriver, le complimenta l’Alpha, ses hanches se mouvant contre lui, forçant un autre centimètre à entrer en lui.
Kallen ravala un gémissement, Yrovsky lui caressa le dos avec douceur.
— Oui, comme ça.
Il agrippa ses hanches, et le souleva complètement comme s’il ne pesait rien. Le soulagement fut si intense que Kallen du s’agripper à ses épaules pour ne pas s’effondrer vers l’avant. Il avait besoin d’être baisé, bien entendu, mais il n’était pas certain qu’il pouvait se conduire comme un bon oméga et accepter pleinement cette chose massive à l’intérieur de lui.
— Encore, annonça l’Alpha, en poussant à l’intérieur de lui.
Peut-être qu’il savait ce qu’il faisait parce que Kallen trouva miraculeusement en lui la force de l’accueillir sans tressaillir cette fois-ci, la douleur était toujours présente mais pas insupportable. Il le souleva à nouveau, et lors de cette troisième poussée son corps accepta la pénétration. Le sexe d’Yrovsky sembla trouver sa place en lui, menaçant de le traverser de part en part. Il se crispa, désirant instinctivement se protéger, mais cela ne fit que gémir son Alpha et le pousser à plonger davantage en lui, cognant directement contre sa prostate, forçant simultanément son corps au-delà de ce qui semblait possible. Ça faisait mal et c’étaient terriblement bon en même temps, presque trop bon.
Sa chaleur recommença à monter à des proportions insupportables. Il était baisé durement, rapidement. Il se retrouvait complètement à la merci de cet étranger dont il devait se faire un coéquipier.
Un oméga faisait une meute, et ensemble ils composaient une équipe. Sans la présence d’un oméga, les Alphas ne représentaient qu’un groupe de personnes qui agissaient de la même manière. C’était ce qui faisait de Kallen un être irremplaçable. Il s’agissait là de sa première année sur la liste des White Cats, mais il était leur oméga et contrairement aux autres joueurs, il ne serait jamais échangé pour aussi longtemps qu’il était capable de jouer. Il était devenu la maison de l’équipe loin de chez elle. Une connexion qui comptait vraiment. Le hockey était un sport violent, destiné aux Alphas, mais une exception avait été faite pour un seul oméga dans chaque équipe, on ne pouvait décemment s’attendre à ce qu’un groupe d’Alphas coopère sens quelque chose à protéger.
Kallen était ce quelque chose, l’âme de l’équipe.
Il se plaignit lorsque Yrovsky changea d’angle, perdant le contact avec sa prostate, et le pénétrant d’une manière qui crispa tellement Kallen, que ce dernier essaya de s’éloigner. Cependant, il savait pertinemment qu’il n’y avait aucune chance pour que cela se produise, et si son nouveau coéquipier s’en rendit compte, il n’en montra pas le moindre signe, continuant à le pénétrer les yeux fermés, grognant en tirant son propre plaisir. Kallen savait que c’était mal, mais son corps l’accueillait, produisant assez de mouille pour faire glisser ses cuisses contre le jean rugueux de l’Alpha. Il était plus que mouillé, il fuyait, et son propre sexe était dur comme de l’acier, frappant contre le ventre de Yrovsky alors qu’il était ballotté de haut en bas contre l’érection de ce dernier.
— Jouis comme ça, lui ordonna ce dernier, en souriant, toutes ses dents exposées.
— Que…
Il ne put finir, se faisant tirer les cheveux pour un baiser, qui lui donnait plutôt l’impression que son coéquipier essayait de l’étouffer sur sa langue. Kallen se força à déglutir, essayant désespérément de respirer par le nez. Il n’avait jamais eu de partenaire aussi intense auparavant, mais il avait été bien entraîné. Un oméga ne se refusait pas à un Alpha. Alors, il accusa le coup. Yrovsky oublia le baiser pour se concentrer sur lui. Kallen pu respirer à nouveau, à moitié affalé dans le giron de l’Alpha, ayant besoin de rien d’autre à l’exception de laisser l’autre homme le baiser. Il savait ne pas pouvoir jouir sans être touché. Mais si l’Alpha le désirait de lui…
— Hé, soixante-cinq…
Une voix résonna à proximité de Kallen, lui faisant réaliser qu’ils n’étaient pas seuls.
— Nous avons un match ce soir, dépêche-toi.
Yrosvky grogna, d’un ton bas et menaçant, ce qui était une réaction parfaitement raisonnable de la part d’un Alpha, lorsqu’un autre dominant essayait de lui dire comment baiser l’oméga qu’il utilisait. Il enroula ses bras autour des hanches de Kallen et les retourna, le plaquant contre le matelas, offrant ainsi à sa queue un peu de contact. Quand le défenseur plongea à nouveau complètement en lui, il obtint l’angle parfait, le faisant gémir, sa queue se contractant là où elle se retrouva piégée. Il n’eut presque pas mal lorsque le défenseur plongea entièrement en lui, le martelant de plus en plus vite jusqu’à ce que le sexe de Kallen éclate, mettant le feu à toutes les cellules de son corps. Et alors que son coéquipier jouit à son tour, sa fougue fut remplacée par de la douceur. Une fois qu’il se retourna avec un soupir rassasié, il porta délicatement une bouteille d’eau à la bouche de Kallen pour le faire boire, agissant comme un parfait gentleman.
Il était encore en train de papillonner des yeux lorsque le dernier Alpha sur sa rotation de chaleur s’interposa entre eux.
— Dégage, ordonna-t-il à Yrovsky.
Kallen se rendit alors compte que c’était lui qui l’avait précipité plus tôt. Instinctivement conscient de la tension dangereuse entre ses coéquipiers, il tendit la main pour tirer sur le poignet de Hirst, attirant fermement son attention sur lui-même. C’était plus que suffisant.
— À quatre pattes, je meurs de faim, lui ordonna le capitaine suppliant.
Il lui vint à l’esprit de dire à Hirst qu’il pensait que son épisode de chaleur pouvait être terminé. Il n’en était pas certain, mais il n’avait plus l’impression d’être en train de brûler de l’intérieur. Mais peut-être qu’il n’avait tout simplement pas eu le temps de récupérer, il n’était toujours pas habitué aux phases de récupération entre deux Alphas.
Ce n’était pas grand-chose, pas vraiment. Il s’agissait là des grandes lignes, et prendre trois Alpha entre chaque manche faisait partie de ce qu’on attendait de lui. Bon sang, ça devait être important parce que c’était même stipulé dans son contrat.
Il se mit en position et Hirst poussa sur sa nuque jusqu’à ce que sa tête repose sur ses bras, laissant son cul penché dans les airs dans la position d’accouplement traditionnel. Non pas que cela signifiait quelque chose, les alphas trouvaient ça sexy, comme ils le disaient toujours. Ce n’était pas le cas de Kallen, mais c’était son problème. Il s’agissait de ses Alphas, et ils étaient engagés pour le protéger. Il devait simplement arrêter de douter d’eux, et enfin commencer à croire qu’ils savaient ce qui était le mieux pour lui.
En tant que troisième Alpha à le posséder ce jour-là, Hirst se contenta d’écarter ses fesses et d’entrer simplement en lui. Même si sa phase de chaleur était interrompue, son corps continuait naturellement à produire du liquide en présence d’un Alpha excité. Quelque chose n’allait pas cependant, parce que cela picotait au lieu de lui faire du bien, mais il se contenta de déglutir et d’inspirer lentement par le nez. Hirst voulait en finir rapidement, de sorte que cela ne durerait pas… le coup de rein suivant le fit grimacer, il dut enfoncer ses ongles dans les paumes de ses mains pour demeurer immobile. Il parvint à supporter quelques coups de rein de plus avant que Hirst ne laisse échapper un bruit de mécontentement et n’agrippe ses cuisses, pour les maintenir ensemble.
Kallen se rendit rapidement compte que Hirst commençait à entrer en rut, et que les brûlures en lui allaient être douloureuses, voire le plonger dans l’agonie. À cause du traitement que lui avait infligé Yrovsky. Le grand homme avaient-ils ruiné son canal ? Il n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage, puisque l’Alpha se pencha pour agripper son sexe et le branler. Kallen n’avait même pas remarqué qu’il avait ramolli entre eux. Les alphas ne touchaient jamais son sexe, espérant qu’il le ferait de lui-même. Cela faisait d’ailleurs des années que quelqu’un d’autre ne l’avait pas touché, et d’une certaine façon ce geste ranima son désir. Malgré la douleur, le plaisir inattendu de sentir la main de quelqu’un d’autre sur lui le fit durcir à nouveau.
Hirst cessa même de pousser en lui. Il ne fallut donc que quelques caresses pour le faire jouir à nouveau. Il se crispa, mordant sa lèvre inférieure pour ne pas faire de bruit. Ça faisait toujours du bien, comment ne le pouvait-il pas ? Il entendit alors l’Alpha gémir derrière lui, avant de se mettre à se mouvoir en lui. Lentement. A travers la semence des deux autres Alphas, et peut-être un peu de son sang.
— Mon dieu, oui, comme ça, dit-il.
Kallen enfonça ses doigts dans sa bouche. En quelque sorte, il se sentait pire qu’avant, comme si Hirst faisait sortir ses entrailles de lui chaque fois qu’il sortait de son corps.
— J’ai presque fini, scanda-t-il, encore et encore.
Et puis, ça arriva, et l’Alpha quitta son corps une bonne fois pour toute.
Kallen s’effondra sur le côté, son corps tremblant. La dernière chose dont il eut conscience, fut que quelque chose de doux fut drapée sur son corps, et qu’on lui pressa délicatement l’épaule, une fois.


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